mardi 24 mars 2009

Le Louvre Romain s'expose à Arles






Journée idéale pour laisser une note, car un peu spéciale pour moi. Ceux qui me connaissent bien sauront de quoi je parle.
L'an dernier, j'arpentais le Louvre dans les salles consacrées aux antiquités romaines à la recherches des bas reliefs sacrificiels dont John Sheid, le professeur du Collège de France m'avait parlé. Je jouais de malchance, les œuvres que je venais examiner se trouvaient réunies en bloc pour un tour des musées américain d'Indianapolis, de Seattle et d'Oklahoma City sous le nom de "Roman Art from the Louvre" .












La patience et un peu de chance paie parfois, car en vertu d'un accord de collaboration entre le Louvre et le musée départemental Arles Antique de Arles, ce dernier accueille pour l'unique halte européenne des chef d'œuvres issues des salles mais aussi des réserves du plus grand musée du monde.
Arles est une destination ensoleillée où vous pourrez admirer ses arènes construites sous le règne d'Auguste et les ruines du thêatre de la même période et flâner sur les traces Vincent Van Gogh à la recherche de l'hôtel dieu qui l'accueillit après qu'il se soit coupé la fameuse oreille.

Et, si après tout ça vous avez faim de nourriture terrestre, vous pourrez toujours vous rendre à l'Atelier, restaurant de Jean-Luc Rabanel doublement étoilé au Michelin 2009.
Profitez de cette destination avant l'été, l'exposition "de l'esclave à L'empereur" se termine le 3 mai !

Photo 1 :
Relief historique, double suovetaurile
Premier ou deuxième quart du Ier siècle apr. JC.
Marbre
Les sacrificices suovetaurile étaient dédiés à Mars. La procession du porc, du bélier et du taureau ont donné le nom à ce sacrifice.

Photo 2 :
Relief historique, sacrifice de deux taureaux
Fin du IIe apr. JC
Marbre gris
Je me demande franchement si le premier bovin à la tête relevée est vraiment un taureau.

Photo 3 :
Relief historique, sacrifice

Photo 4 :

Relief historique, sacrifice de taureau.

Photo 5 :
Polymnie
Ier-IIe siècle apr. JC
Marbre

jeudi 12 février 2009

2009






















NON, LE BLOG N'EST PAS MORT !


Je n'imaginais pas que le temps avait passé si vite alors que je suis aux prises avec mes démons intérieurs.
Décidément les monstres que doit affronter Hel sont bien insaisissables sous mon crayon et n'en finissent pas de changer de forme. Alors, après une longue retraite au mois de janvier, coupée du monde et de la toile et après une bonne grippe, je glisse ce message de vœux accompagné d'un dessin qui met en scène un nouveau personnage (non, ce n'est pas Hel, cliquez sur l'image pour l'agrandir). Qui est cette femme, quel est son rôle, que voit-elle... la réponse se trouve, bien sur, dans mes carnets et dans les replis tortueux de ma pensée.

mardi 30 septembre 2008

les post-humains sont parmi nous




En visite chez une amie, je découvre chez elle trois cartes postales aux visuels étonnants avec ce slogan : " offrez vous le luxe d'un organe en plus".
Voilà qui pique la curiosité quand on travaille sur le concept d'une post-humanité.
Pour vous laissez le plaisir de la découverte, je n'en dis pas plus, je m'efface devant le mystère et vous invite simplement à cliquer ici.

lundi 1 septembre 2008

festival de Vaison-la-Romaine


Je serai présente les 20, 21 septembre à Vaison-la-Romaine pour la huitième édition de son festival de bande dessinée présidée par le dessinateur Michel Faure.
le voyage sera le thème de cette année :
"voyages lointains, voyages immobiles, voyages dans le temps et l’histoire, voyages au 7e ciel et en enfer, voyages imaginaires et fantastiques, voyages intérieurs..."
Retouvez le programme de ce week-end en Provence en cliquant ici.

Journée du livre de Sablet

Je me suis rendue à la 21e journée de livre de Sablet, les 19 et 20 juillet.
Petit village pittoresque du Vaucluse, Sablet domine la plaine Comtadine qui s'étale aux pieds des dentelles de Montmirail. Tous les ans, Sablet réunit des auteurs de littérature, de livres jeunesse et de bandes-dessinées... et les vignerons de son domaine vinicole réputé !
Bien que j'aie été discrète, quelques lecteurs de Hel ont su trouver ma trace au coeur de ce village.

lundi 19 mai 2008

Festival B.Délire de Villiers-le-Bel


hier, dimanche, j'étais invitée par le festival BD de Villiers-le-Bel en banlieue parisienne pour une rencontre animée par l'historien de la bande-dessinée Patrick Gaumer.

J'ai grandement apprécié l'accueil chaleureux des bibliothécaires initiateurs de ce petit festival. J'ai même été surprise de voir à quel point on ne maîtrise pas l'impact d'un livre que l'on élabore dans l'intimité de son atelier, et son retentissement dans l'esprit et le cœur des gens... Encore une fois comment ne pas être humble.

451° fahrenheit, c'est la température à laquelle le papier prend feu. Le titre du roman de Ray Bradbury est devenue réalité dans la nuit du 26/27 novembre 2007. La bibliothèque Louis Jouvet de Villers-le Bel a été incendiée dans les affrontements entre jeunes et forces de l'ordre.
Voir des livres brûler, être détruit, est une vision de ténêbres. Comment ne pas être triste devant tous ces mots qui chuchotaient en silence le long des rayonnages qui sont partis en fumée en quelques heures et devant ces bibliothécaires orphelins de leurs livres...

Babylone













Vendredi dernier je suis allée faire un tour à l'exposition actuellement au Louvre sur Babylone, image puissante, rémanente de l'antiquité et dont le nom a marqué évidemment la culture judéo-chrétienne.
l'aspect graphique, plastique de la société mésopotamienne a une influence indirecte sur Hel ayant en mémoire l'impact de la porte d'Histar et de ses représentations animalières et monstrueuses.
Je ne peux bien pas parler de cette exposition sans évoquer la salle des tours de Babel imaginées par les peintres des XVIe et XVIIe siècles avec le formidable tableau de Bruegel qui est venu de Rotterdam l'autre version se trouvant à Vienne.

Mon coup de coeur va au tableau de Monsù Desiderio, pseudonyme sous lequel se cachait le peintre lorrain François de Nomé (né en 1593), sans contexte mon peintre préféré du XVIIe. Il sortit de l'oubli au siècle dernier grâce à l'intérêt les surréalistes avec en tête André Breton qui le considéra comme un maitre de la peinture fantastique et précurseur de son mouvement. Après la seconde guerre mondiale, Desiderio obtint un succès considérable dans le monde des collectionneurs.
Il y a bien des années, j'avais vu une reproduction d'un de ses tableaux, une vision des enfers conservée au musée des beaux arts de Besançon et j'avais été fascinée par l'originalité de cette représentation, de la palette, de la touche.
L' exposition exceptionnelle que la ville de Metz organisa au cours de l'hiver 2004/2005, en réunissant soixante toiles me provoqua un choc esthétique et émotionnel qui n'en finit pas de durer.
Malheureusement nombres d'oeuvres sont encore détenues dans des mains privées ou sont disséminées aux quatre coins du monde. Le tableau présenté au Louvre se trouve dans une collection particulière (c'est pourquoi je vous engage à vous déplacer pour l'admirer) alors que le musée lui même ne possède qu'un tableau modeste (un peu comme Bruegel l'ancien d'ailleurs). A part celui de Besançon, allez à Metz, au musée de la cour d'or, vous aurez la chance de vous laissez transporter par trois toiles de "l'ami" Monsù !